Musique – Violeta Parra

Violeta del Carmen Parra Sandoval (1917-1967) à la voix chaude et rocailleuse, encore une de ces grandes musiciennes chiliennes engagées, qui a fait connaitre son pays au-delà des frontières, notamment en reprenant des chansons traditionnelles et folkloriques.

Peut-être avez-vous déjà entendu ses chansons, reprises par des artistes comme Mercedes Sosa ou encore Inti Illimani. Voici pour vous quelques morceaux de choix : Run Run se fue pal Norte, Que pena siente el alma, et Arauco tiene una pena. Ce dernier titre, dont les paroles sont reportées en fin de billet, me parait toujours profondément d’actualité.

Arauco tiene una pena
que no la puedo callar
son injusticias de siglos
que todos ven aplicar,
nadie le ha puesto remedio
pudiendolo remediar
levántate Huenchullán

Un día llega de lejos
huescufe conquistador
buscando montañas de oro
que el indio nunca buscó
al indio le basta el oro
que le relumbra del sol
levántate Curimón

Entonces corre la sangre
no sabe el indio qué hacer
le van a quitar su tierra
la tiene que defender
el indio se cae muerto
y el afuerino de pié
levántate Manquilef.

Adónde se fué Lautaro
perdido en el cielo azul
y el alma de Galvarino
se la llevó el viento sur
por eso pasan llorando
los cueros de su cultrún
levántate, pues, Callfull.

Del año mil cuatrocientos
que el indio afligido está
a la sombra de su ruca
lo pueden ver lloriquear
totora de cinco siglos
nunca se habrá de secar
levántate Callupán.

Arauco tiene una pena
más negra que su chamal
ya no son los españoles
los que les hacen llorar
hoy son los propios chilenos
los que les quitan su pan
levántate Pailahuán.

Ya rugen las votaciones
se escuchan por no dejar
pero el quejido del indio
¿por que no se escuchará?
aunque resuene en la tumba
la voz de Caupolicán
levántate Huenchullán.

levántate Curimón
levántate Manquilef.
levántate, pues, Callfull.
levántate Callupán.
levántate Pailahuán.
levántate

 

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¡ No mames wey !

Travelling Mexico

Viva Mexico ! Une nouvelle étape pour le globe-trotter Travelling qui vous promet la découverte d’une mégalopole et d’un pays aux multiples visages, complexes et singuliers, joyeux et cruels, décalés et latins ! Cinéma ancré dans les réalités d’aujourd’hui, le cinéma mexicain est présent sur les écrans et dans les festivals internationaux. Cette vitalité actuelle repose sur une histoire dense, depuis l’âge d’or des années 1930-50, jalonnée par le mélodrame, la comédie burlesque, musicale, le ciné de cabaret, le drame urbain…

MEXICO ET LE CINEMA – un voyage à travers le temps, des années vingt à nos jours, avec Salon Mexico de Emilio Fernandez, Los Olvidados de L. Buñel, Amours chiennes de A. G. Inárritu, Frida de J. Taymor, Bataille dans le ciel de C. Rygadas…

COUPS DE COEUR DU CINEMA D’AUJOURD’HUI et des thématiques : La frontière – Révolutions et turbulences

ET : une compétition de courts métrages mexicains, une soirée Lucha Libre, la création d’un ciné-concert avec Bikini Machine sur Desperado de R. Rodriguez, unPhotorama autour de la fête des morts, le scénario d’une nouvelle, des leçons de cinéma, des rencontres avec nos invités mexicains, Monica del Carmen, Guadalupe Nettel, Ruben Imaz, José Luis Cuevas, Rigoberto Perezcano, Gabino Rodriguez, Francisco Vargas…

TRAVELLING JUNIOR offre un panaché de découvertes aux petits et grands ! Son éléphant illuminé fera tournoyer les courts métrages de la compétition internationale l’Éléphant d’Or, les films réalisés avec des téléphones mobiles (la compétition Pocket Films), un nouveau ciné-concert Micro Kino, des invités, Olivier Adam, Pierre Etaix… Et des clins d’œil au pays invité avec Los niños de México.

SANS OUBLIER la création en région Bretagne, projection de courts métrages, lectures de scénarios…

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Du Calcium dans les Etoiles

Nostalgie de la Lumière” (Nostalgia de la Luz) de Patricio Guzmán, Chili, 2010, 96’

 

Nous n’avions pas vu de film de Patricio Guzmán depuis 2004 et la sortie en salle du documentaire « Salvador Allende » (voir note sur ce blog). Il revient avec ce film majeur et envoûtant sur le désert de l’Atacama, au Nord du Chili, terre des hommes et des étoiles, passé presque inaperçu en France dans quelques unes de nos salles obscures. On y trouve des traces de présence pastorale précolombienne, des graffiti gravés à même la roche ocre et rouge de ce vaste horizon froid et sec. C’est aussi l’endroit de la planète où l’on voit le mieux les étoiles, le paradis des astronomes. En se penchant sur le sol salé par endroit, on peut trouver des coquillages, quelques fossiles témoins du mouvement des plaques tectoniques. Des ossements humains aussi. Guzmán ne se départit pas de ses opinions et nous livre une version à la fois poétique et violente de la réalité, celle des charniers de l’Atacama.

Le paradis des astronomes

 

Les télescopes de l'Atacama

Construits sur un plateau, les télescopes internationaux gardent leurs objectifs obstinément braqués vers les étoiles, attendant d’elles un silencieux message à décrypter, une lumière nouvelle, des rayonnements bariolés. C’est ici que l’histoire de la Terre et de l’Univers est lentement retracée, en remontant le long des émissions lumineuses témoins d’évènements passés, dans cette galaxie ou une autre. Autour, il n’y a rien que le silence, ou le seul bruit du vent qui balaie continuellement les hautes plaines de l’Atacama. Des astronomes vivent ici, coupés du monde et des hommes, compagnons des étoiles et des planètes, traitant force données et relevés transmis par les impassibles observations télescopiques. Les majestueuses lunettes spatiales, alliance du verre, du cuivre et de l’acier, dorment sous des dômes mécaniques qui s’ouvrent avec flegme, suivant les ordres transmis aux rotations des rouages par ces scientifiques qui sont à la fois des explorateurs et des historiens.

Les charniers de l’Atacama

Une petite pelle et un seau à la main, une banane en bandoulière, elles sont encore quelques femmes à parcourir la vaste étendue du désert pour retrouver les corps de leurs proches que la dictature leur a caché à jamais. Car l’Atacama est chargé d’une histoire Ancienne et Moderne, celle des Indiens et celle de la Dictature : des milliers de corps de partisans de la liberté, de prisonniers, ou même de simples ouvriers des mines ont été déplacés et enterrés quelque part dans le désert pour les faire disparaitre à jamais. De l’emplacement de ces charniers, aucun document de subsiste, et les crimes de guerre ont été absous. Femmes, mères, grands-mères, sœurs de disparus, elles poursuivent un long combat désespéré pour déterrer la mémoire de ceux qu’elles chérissaient. De temps en temps, une phalange, un morceau de tibia ou de crâne, indique la localisation d’un de ces cimetières souterrains, et c’est alors un pan entier de vérité qui refait surface, des souffrances qui s’envolent. Leur quête infinie et vaine, tant le désert est vaste, elles souhaitent la mener jusqu’au bout de leurs forces, avec toute la colère et la passion qu’elles ont au fond d’elles. Patricio Guzmán a voulu donner la parole à ces héroïnes moins médiatiques que les Madres de la Plaza de Mayo en Argentine, mais toutes aussi vaillantes et courageuses.

« Le calcium des étoiles est le même que celui des os humains »

« Ils regardent les étoiles, mais parfois je voudrais qu’ils se tournent vers le sol pour scruter ce gigantesque désert et nous dire où sont enfouis ceux que nous aimons ». Les larmes aux yeux, une femme évoque ces télescopes de métal qui captent les vibrations de l’univers. C’est ici que les deux univers se rencontrent, les hommes et les étoiles : ce que ces dernières émettent et que les scientifiques interprètent, ce sont des vagues de calcium, les mêmes que celui de nos os. Dès lors pourquoi ne pas rêver de voir ces mastodontes se désaxer pour révéler les aires de calcium de l’Atacama, lire dans les entrailles du désert pour révéler la lumière des défunts ? La dictature de Pinochet a voulu faire taire les morts, cependant ils continuent de parler, grâce au courage de cette poignée de femmes.

« Nostalgie de la Lumière » est un documentaire émouvant et envoûtant ; dans l’Atacama, deux mondes que tout semble opposer ne sont peut être pas si éloignés. Patricio Guzmán laisse le spectateur avec les images des astronomes invitant les femmes du désert à utiliser les télescopes géants et à regarder cette Lumière si similaire.

la lumière des étoiles

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Appel à manifestation mercredi 15 septembre

CHILI : TOUS VIVANTS, TOUS LIBRES !

SOLIDARITÉ AVEC LES 34 PRISONNIERS POLITIQUES  MAPUCHE EN GRÈVE DE LA FAIM !

Au sud du Chili,  34 Prisonniers Politiques Mapuche sont en grève de la faim depuis plus de 60 jours, répartis dans six prisons, pour faire connaître et aboutir leurs revendications.

Les médias ont fait connaître au monde entier la situation dramatique des 33 mineurs chiliens prisonniers des entrailles de la terre. Au même moment, 34 Prisonniers Politiques Mapuche risquent leur vie dans une inacceptable indifférence. Ils se battent ainsi que leurs familles pour dénoncer le silence des médias et le mépris des autorités pour leurs revendications. Symbole fort, ajoutons que 4 députés de la Commission des Droits de l’Homme de la Chambre Basse ont rejoint le mouvement le 9 septembre dernier, il s’agit de Manuel Monsalve (PS), Sergio Aguiló (PS), Tucapel Jiménez (PPD) et Hugo Gutiérrez (PC).

Injustement victimes de la loi antiterroriste héritée de l’époque Pinochet, ils ont pris l’ultime des décisions pour se faire entendre.

Pourquoi  cette « injustice »?

La loi 18.314, connue sous le nom de « loi antiterroriste », est utilisée, aujourd’hui, principalement pour stigmatiser et écraser les mouvements sociaux et particulièrement ceux du Peuple Mapuche. Les actuels accusés (96 au total) se trouvent judiciairement dépourvus de tous les moyens de défense du Droit commun, ce qui se traduit par une série d’irrégularités :  « présomption de culpabilité », détentions arbitraires, tortures et châtiments psychologiques, détentions provisoires prolongées, non-signification des charges retenues contre eux, accusations basées sur des déclarations de “témoins sans visage” avec lesquels il n’y aura aucune confrontation, déplacements arbitraires et harcèlement incessant de la police chilienne dans leurs communautés.

À l’appel lancé par le « Collectif des familles des prisonniers politiques Mapuche au Chili », pour soutenir internationalement les revendications de ces hommes et enfants en grève de la faim, le Collectif de soutien au Peuple Mapuche en France* soutient  leurs revendications :

– La fin d’utilisation de la loi 18.134, connue sous le nom d’antiterroriste, appliquée  par le régime de Pinochet à l’encontre des opposants à la dictature et, à présent, tout spécialement à l’encontre du Peuple Mapuche;

– La fin du double jugement – civil et militaire  – imposé aux inculpés Mapuche pour des affaires à caractère civil.

– La révision de tous les jugements antérieurs concernant les membres de communautés Mapuche condamnés au titre de la loi antiterroriste.

–  La reconnaissance de leurs droits environnementaux, sociaux, culturels et politiques, en accord avec la Convention 169 de l’OIT approuvée par le Congrès chilien et en vigueur depuis septembre 2009.

Par conséquent, nous appelons à manifester notre solidarité avec les Mapuche en grève de la faim, Mercredi 15 septembre 2010, à partir de 19h, place Salvador Allende, face à l’Ambassade du Chili.

12 septembre 2010

(*) Ce Collectif regroupe la Fondation France-Libertés, l’AFAENAC, la Commission Amérique Latine du MRAP, le Collectif pour les Droits de l’Homme au Chili,  le Comité de Solidarité avec les Indiens des Amériques – CSIA Nitassinan, l’Association France Amérique Latine, l’Association des Ex-réfugiés politiques de Fontenay-sous-Bois, l’Association RELMU Paris, l’Association Terre et Liberté pour Arauco, l’association Nuevo Concepto Latino, l’Association La Bizikleta. En présence de Danielle Mitterrand et de José Aylwin.

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Prisonniers de la mine

Les premières images des mineurs Chiliens de Copiapo, au Nord du pays, emmurés depuis bientôt 3 semaines à 700m de profondeur, ont été diffusées hier. Ils semblent pour la majorité en bonne santé, mais certains affichent des signes de faiblesses, ainsi qu’en témoigne ce reportage de BFMtv.

Alors qu’après deux semaines de recherche et de forage suite à un éboulement on n’espérait plus retrouver les 33 mineurs vivants, une sonde a remonté à la surface deux messages des victimes à leurs familles. Dans les kilomètres de galeries creusées sous terre pour extraire du charbon et du cuivre, des abris ont été régulièrement aménagés pour prévenir de telles situations, avec des réserves de vivres et d’eau. Les autorités n’ont cependant communiqué aucune estimation quant à la durée que prendra le sauvetage, il s’agit d’une opération délicate, qui devra être aussi rapide que précise, pour éviter de mettre la vie des prisonniers des tunnels en danger. Toute la communauté chilienne affiche son soutien aux victimes, Sebastían Piñera s’est évidemment rendu au plus vite sur les lieux pour offrir aux médias son plus beau sourire et serrer dans ses bras les membres des familles concernées. Les héros seront cependant les mineurs une fois sortis et les bomberos et experts qui mettront tout en œuvre pour les sauver. En espérant qu’ils gardent une aussi « bonne mine » que sur les images télévisées.

Si l’espoir renait pour ces prisonniers-ci, les médias chiliens semblent occulter le destin des autres prisonniers mapuche, toujours en grève de la faim à ce jour.

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Grève de la faim des prisonniers Mapuche dans les prisons du Sud du Chili (bilingue)

Les prisonniers politiques Mapuche en grève de la faim demandent à Pinera l’abrogation de la loi antiterroriste

Le lundi 12 juillet passé, 14 prisonniers politiques mapuche de Temuco et 5 autres de Concepción, auxquels se sont joints 10 de Angol, 2 de Lebu et un de Valdivia, ont débuté une grève de la faim (liquide) « jusqu’à ses conséquences finales », pour forcer le gouvernement de Sebastián Piñera à répondre à leur situation, « ainsi qu’il l’a fait avec les prisonniers de la droite dissidente cubaine », thème faisant les grands titres de la presse chilienne ces derniers temps.

Très récemment les pages des journaux chiliens monopolisés par la droite politique étaient remplis par la propagande du gouvernement chilien à propos de « ses » démarches pour la liberté des prisonniers politiques à Cuba. Cependant les raisons données pour mener une action au niveau international reposent sur des affirmations ambigües. On parle de « prisonniers politiques injustement détenus », de « prisonniers de conscience » et on défend l’idée de la liberté d’opinion partout dans le monde. On ne parle pas avec autant de « ferveur » des prisonniers politiques mapuche. Au contraire, le gouvernement cherche toujours à légitimer l’emprisonnement des gens de la terre qui luttent [pour leurs droits] et les qualifie de terroristes et de délinquants.

Selon le rapport de 2010 de la Commission Ethique Contre la Torture, il y aurait actuellement un total de 57 prisonniers politiques mapuche (en incluant 2 femmes et 2 mineurs) répartis dans les prisons des villes du Sud du Chili.

Les demandes des prisonniers politiques incarcérés se centrent sur l’abolition de la loi Antiterroriste et de la Justice Militaire créées par Pinochet en temps de dictature (1973-1990), les plus sévères en matière de législation chilienne. Ces deux législations sont toujours utilisées et même renforcées par le gouvernement actuel de Sebastián Piñera pour faire taire les revendications territoriales, bien que l’ancienne présidente Michelle Bachelet eût promis leur réforme. Le Chili a déjà été condamné par la Cour Interaméricaine des Droits de l’Homme pour l’application de la justice militaire sur son territoire (cas « Palamara », 2005) et des organismes dépendants des Nations Unies ont présenté au Chili l’incompatibilité de la loi antiterroriste avec les luttes sociales. Cependant l’Etat Chilien ne met toujours pas en application les recommandations formulées par ces différentes instances. Selon Human Rights Watch, en sus de la violation des droits de l’Homme qu’implique l’usage de la loi Antiterroriste, les mapuche ont fréquemment été les victimes de maltraitance physique et de traitement dégradant de la part de la police. L’application abusive de cette loi, en ce qui concerne les prisonniers politiques mapuche, marque le déni de leur droit à la légitime défense, en les maintenant en prison pour une durée indéterminée sans respecter la présomption d’innocence. Il faut y ajouter le recours à des « témoins sans visage », rendus anonymes sous couvert de protection. De surcroit, certains des prisonniers sont jugés par deux fois lorsqu’ils sont sujets à une procédure civile en parallèle de la justice militaire. En effet le 4 novembre 2009 la Cour Martiale du Chili a déclaré que les mapuche accusés de terrorisme seront doublement jugés pour les mêmes faits, ce qui, selon les avocats de la défense, est très clairement incompatible avec le respect des droits de l’Homme.

A la lumière de ces éléments il apparaît manifeste que ces lois visent à criminaliser toutes les revendications du peuple mapuche, à travers des jugements partiaux et interminables dans lesquels est mise en application une Loi dont la finalité n’est autre que d’exercer une politique inégale, humiliante et discriminante à l’encontre d’un peuple indigène.

Pour toutes ces raisons, les prisonniers politiques en grève de la faim ont déclaré qu’ils mettront un terme à cette action seulement si les demandes suivantes trouvent un écho :

–          la non-application de la loi 18.314 dite Antiterroriste dans le cas du conflit mapuche ;

–          la remise en liberté de tous les jeunes, lonkos, et dirigeants mapuche ;

–          la fin de la Justice Militaire dans le cas des mapuche et la fin d’un double-jugement à la fois civil et militaire pour un même fait ;

–          la fin des montages politico-judiciaires qui vicient toutes les procédures, la non utilisation de témoins sans visage et en finir avec des pratiques qui fragilisent les droit de l’Homme les plus élémentaires, comme l’extorsion, la menace, la torture tant physique que psychologique et les conditions dégradantes des centres de réclusion ;

–          la démilitarisation des zones mapuche dans lesquelles les communautés revendiquent des droits politiques et territoriaux ;

–          la restitution immédiate du territoire ancestral usurpé en partie par l’Etat Chilien.

Nous lançons un appel aux organisations sociales et politiques chiliennes et internationales pour se mobiliser et appuyer le processus de lutte et de résistance lancé depuis les prisons chiliennes.

Iván CURIKEO

Anaïs ROESCH

Traduction : Elie MILLER

Foto de Alejandro Stuart. http://www.alejandrostuart.com

Con huelga de hambre presos políticos Mapuche exigen a Piñera el fin de la ley antiterrorista

El lunes 12 de julio del presente, 14 presos políticos mapuche de Temuco y 5 de Concepción, a los que se han sumado 10 en Angol, 2 en Lebu y 1 en Valdivia desarrollan una huelga de hambre liquida “hasta las últimas consecuencias”, emplazando al gobierno del presidente Sebastián Piñera a abordar su situación, “tal como lo ha hecho con los presos de la derechista disidencia Cubana”, tema que ha ocupado grandes espacios en la prensa chilena.

Hace poco los periódicos chilenos que responden al monopolio de la Derecha estuvieron plagados de propaganda del gobierno chileno sobre “sus” gestiones por la libertad de los presos políticos de Cuba. Hubo afirmaciones ambiguas sobre las razones para llevar a cabo esta acción en el plano internacional. Se hablo de “presos políticos detenidos injustamente”, de “presos de conciencia” y se defendió la idea de que los “presos de conciencia” no deben existir en ninguna parte… No se habla con ese “fervor” de los presos políticos Mapuche. Al contrario, se busca legitimar la prisión de la gente de la tierra por luchar y se le califica de terroristas y delincuentes.

Según el informe 2010 de la Comisión Ética Contra la Tortura existe un total de 57 presos políticos mapuche en la actualidad (incluyendo 2 mujeres y 2 menores de edad), repartidos en ciudades del sur de Chile. Al sumarles los procesados con medidas cautelares, la cifra se eleva a 96.

Las demandas de los presos políticos mapuche encarcelados se centran en la abolición de la Ley Antiterrorista y justicia militar creada por Pinochet en tiempo de dictadura militar (1973-1990), ley más dura de la legislación chilena. Ambas legislaciones siguen siendo utilizadas y reforzadas por el actual gobierno Piñera, para callar las reivindicaciones territoriales, aunque  el gobierno Bachelet había prometido la abolición de esta dicha ley. Por la utilización de la justicia militar, Chile ya fue condenado por la Corte Interamericana de Derechos Humanos (caso Palamara 2005) en tanto que organismos dependientes de Naciones Unidas han representado al gobierno chileno en diversas oportunidades la inconveniencia de aplicar la legislación antiterrorista a la lucha social. Sin embargo el Estado chileno todavía no cumple las recomendaciones formuladas por esas instancias. Según Human Rights Watch, además de las violaciones de los Derechos Humanos que conlleva el uso de la ley Antiterrorista, los Mapuche han sido frecuentemente victimas del maltrato físico y trato degradante por parte de la policía. El abuso de esta Ley, en respecto a los presos políticos Mapuche significa también denegar sus derechos a legítima defensa, manteniéndolos en prisión preventiva indefinida, no respetando la presunción de inocencia. A eso se añade el uso de “testigos sin rostro”, testigos protegidos. Encima de todo algunos de los presos están siendo sometidos a un doble juzgamiento por la justicia civil y al mismo tiempo por la justicia militar. En efecto, el 4 de noviembre de 2009 la Corte Marcial de Chile ratificó que los Mapuche tendrán que ser doblemente juzgados por el mismo hecho, lo que según los abogados defensores es claramente incompatible.

Con todo esto queda de manifiesto que el uso de estas legislaciones implica criminalizar todas las demandas del pueblo Mapuche, a través de juicios parciales e interminables en los cuales se aplica una Ley cuya finalidad no es otra que de ejercer una política de desigualdad, aplastamiento y discriminación de un pueblo originario.

Por lo anterior, los presos políticos en huelga de hambre declararon que solo depondrán esta medida si se cumplen las justas demandas siguientes:

–         La NO aplicación de la ley 18.314 o Ley antiterrorista en causas mapuche

–         Libertad a todos los jóvenes, lonkos y dirigentes Mapuche

–         NO al procesamiento de la Justicia Militar en causas mapuche y el fin del Doble procesamiento civil-militar por un mismo hecho

–         Fin a los Montajes político-judiciales que implican el termino de procesamientos externos y viciados, la no utilización de los testigos sin rostros y el termino de prácticas que vulneran los derechos humanos básicos como la extorsión, amenazas, torturas tantos físicas como psicológicas y las condiciones degradantes en los centros de reclusión

–         Desmilitarización en las zonas mapuche en que las comunidades reivindican derechos políticos y territoriales

–         Devolución inmediata del territorio ancestral que se le fue usurpado por parte del Estado chileno

Hacemos un llamado a las organizaciones sociales y políticas de Chile y el mundo a movilizarse en apoyo a este proceso de lucha y resistencia desde las cárceles chilenas.

Note pour le lecteur : les lignes précédentes sont la retranscription d’un message reçu puis traduit, visant à être diffusé le plus largement possible. Sa présence sur ce blog appelle à discussion et soulève des questions, tous les éléments n’ont pas été vérifiés au préalable. Ce message revêt cependant un caractère sérieux puisqu’il émane de jeunes gens présents sur place et ayant des liens avec la société civile locale et des organisations non gouvernementales fiables, dont l’Observatoire Citoyen de Temuco.

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Musique – Victor Jara

Le Chili a une vaste culture musicale, j’en profite pour créer cette rubrique à part (qui me permet également, il est vrai, de poster quand je n’ai pas le temps d’écrire un article de fond, disculpen).

Et quoi de mieux pour commencer que quelques chansonnettes poussées par le fameux Victor Jara (1932-1973), véritable icône de la musique chilienne engagée, chanteur, auteur et compositeur populaire.

Pour vos oreilles de mélomanes, voici El Cigarillo et Plegaria a un labrador, de Victor Jara.

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